Flash sur la biographie d’Ibn Sînâ


 

        Abu Ali Al-Husayn Ibn-Abd Allah Ibn-Sina, connu par les occidentaux sous le nom d’Avicenne, naquit à Afchéna (actuel Ouzbékistan en Russie), près de Boukhara le 07 août 980.

Son père est collecteur d’impôts de l’administration samanide. Sa langue maternelle est le persan. Toute sa vie
va se dérouler en Perse.

A dix ans, il connaît le Coran, et les belles-lettres : l’arabe littéraire, la philosophie, les lettres grecques.

Pluridisciplinaire, Avicenne se préoccupe de tous les domaines de la pensée et du savoir :

  • A seize ans il achève ses études de Droit ;
  • Scientifique il s’intéresse à l’arithmétique, l’algèbre, la géométrie, aux sciences de la nature et de la médecine ;
  • Artiste, il s’intéresse à la musique, la littérature et la poésie ;
  • Théologien éclairé, il croit en Dieu créateur, selon l’Islam. Pour les musulmans, comme pour les juifs et les chrétiens, la source du savoir est la révélation faite par Dieu aux hommes par l’intermédiaire des prophètes. Avicenne tente de réintégrer le dogme dans son élaboration philosophique. Pour lui, la métaphysique doit apporter la preuve de l’existence du Dieu créateur ;
  • Philosophe écouté, il commente l’œuvre d’Aristote ;
  • Ecrivain de talent, orateur, politicien actif, il léguera essentiellement à la médecine son « canon » (Al Qanun Fi-Tibb) ;
  • A 18ans, Avicenne avait achevé l’étude de la médecine. C’est cette discipline qui lui vaut tout d’abord sa célébrité, puis qui l’aide à vivre. Il s’était appliqué avec zèle à l’étude de la médecine, sous la direction d’un médecin chrétien, Issa Ibn Yahya, que le prince samanide Nub Ibn Mansur (mort en 997) n’hésita pas à confier au jeune homme le soin de le guérir d’une grave maladie.

A vingt-et-un ans, il écrit son premier livre de philosophie. Il entame la traduction et le résumé des œuvres d’Hippocrate et de Galien, qu’il annote scrupuleusement.

A vingt-deux ans, contraint par la mort de son père de gagner sa vie, il intègre l’administration, il est admis à la Cour de Boukhara, devient Premier Ministre (Vizir) et médecin du Prince Nub-Ibn-Mansur, le souverain de Samanid à Boukhara. Avicenne est autorisé à fréquenter la très riche bibliothèque du palais royal.

Peu après, il devient le Vizir d’Ali Ibn Maimun, le souverain de Khawarazm ou de Khiva.

En 1015, au sud de la Perse, il est amené à soigner avec succès le dirigeant de Hamadan, appelé Amir Chams al-Dawla qui souffrait de colique néphrétique, qui le nomme aussitôt son médecin de cour et son Vizir. Avicenne suscitant des jalousies, les chefs militaires obtiennent son renvoi et son emprisonnement. Mais Amir souffrant de nouveau se résolut à faire appel à Avicenne qui le guérit. Avicenne retrouva aussi ses fonctions.

Ayant distribué ses biens aux pauvres, libéré ses escalaves, fait ses ablutions et écouté le Coran, il meurt brutalement en 1037 à Hamadan d’une affection gastrique.

Son tonbeau se trouve toujours dans la ville d’Hamadan.

 

flash_BIOG_2